Si on appelle aussi l’arrêt de travail « l’arrêt maladie », c’est qu’il s’agit d’une période déterminée pendant laquelle le salarié ne travaille pas à cause d’une maladie ou d’un accident. Il s’agit donc ici d’un arrêt temporaire et qui doit être justifiée par une prescription médicale. Dans cet article, nous allons faire le point sur les arrêts de travail ainsi que les causes de demande les plus fréquentes de cet arrêt en entreprise.

Les arrêts de travail et leur durée

Pour bénéficier de cet arrêt de travail, il faut passer par un médecin. Ce sera lui qui évaluera si l’état du patient nécessite une interruption de son activité professionnelle à cause d’une maladie ou suite à un accident. Il faut comprendre que même si la maladie ou l’accident n’est pas d’origine professionnelle, le salarié pourra toujours avoir l’arrêt.

Lire également : Comment faire face à un état de choc ?

Comme nous l’avons indiqué ci-dessus, c’est une maladie qui conduit souvent à l’arrêt de travail. Il est à préciser d’ailleurs que la durée de cette absence est variable selon la cause sous-jacente. En tout cas, la plupart des salariés profitent d’un arrêt de travail court, notamment d’une durée inférieure à trois jours pour une maladie classique ou une maladie saisonnière passagère. Pour un traumatisme ou un accident, le salarié pourra avoir un long arrêt de travail. Il peut avoir au moins un mois d’arrêt.

C’est donc trois jours ou moins d’absence que votre employeur acceptera si vous êtes atteint d’une grippe. C’est également cet arrêt de travail court que vous aurez si vous êtes atteint d’un trouble musculo-squelettique ou d’une grande fatigue. Pour le cas de la grande fatigue, si c’est un signe de burn-out, on peut avoir un long arrêt de travail. C’est également le cas des troubles psychiques. En tout cas, il faudra passer par le médecin pour un diagnostic, car dans certains cas, on peut vous accorder un arrêt de travail de moyenne durée.

Lire également : Quel thermomètre frontal choisir pour les adultes ?

La situation en entreprise

Dans les entreprises, 77% des cas d’arrêts de travail courts s’expliquent par des maladies saisonnières comme la grippe, le rhume et la gastro. Ce ne sont pas des pathologies si graves, mais elles nécessitent un traitement adapté. C’est pour cette raison que le salarié peut toujours demander une prolongation de l’arrêt de travail.

Toujours du côté des arrêts courts, on peut aussi citer pour causes les troubles musculo-squelettiques, les troubles psychologiques ainsi que la grande fatigue. Comme nous l’avons indiqué ci-dessus, lorsque le médecin décèle des signes de burn-out, il peut faire une prescription médicale qui pourra vous accorder un mois ou plus en arrêt de travail.

En entreprise, si on compare les arrêts de travail, ce sont ceux à durée courte qui sont plus nombreux que ceux à longue durée. Même si les arrêts de longue durée sont moins fréquents, un arrêt de longue durée d’un salarié suffit pour désorganiser toute l’entreprise. En effet, un mois d’arrêt de travail pèse lourd pour l’entreprise. Là, c’est un employé absent qu’il faut remplacer pour la continuité du travail et l’employé absent pourra également exiger des indemnités journalières.

Avoir un arrêt de travail, comment faire ?

Ce n’est pas vous, employé, qui décidez de la durée de votre arrêt de travail. Votre employeur ne peut pas non plus prendre cette décision. Si vous ne vous sentez pas bien, vous devez vous rendre chez un médecin pour déclarer arrêt de travail. Vous pouvez aller voir un médecin généraliste ou un médecin spécialiste : seul un certificat médical peut décider de votre incapacité à poursuivre l’exercice de votre activité professionnelle.

Si après l’arrêt de travail de trois jours, vous ne vous sentez pas bien, vous devez vous rendre chez le médecin qui a fait la prescription ou chez le médecin traitant pour demander une prolongation de l’arrêt de travail. Dans certains, la nouvelle prescription d’un autre médecin peut être acceptée, c’est le cas quand :

  • Cet autre médecin est le remplaçant du médecin traitant ou du médecin qui a fait la première prescription,
  • Cet autre médecin est un spécialiste qui a été recommandé par le médecin traitant,
  • Cet autre médecin est le médecin qui vous a suivi pendant votre traitement ou votre hospitalisation.

Si vous n’arrivez vraiment pas à avoir de rendez-vous avec le médecin qui a fait la première prescription médicale, vous devez justifier cette impossibilité par un justificatif. Ce dernier devra par la suite être envoyé à la CPAM. Il faut aussi comprendre qu’on ne peut pas se permettre de prolonger l’arrêt maladie avec les congés payés.

L’arrêt de travail et les indemnités journalières

Cet arrêt de travail fait profiter au salarié concerné des indemnités journalières. Il faut comprendre que lorsque vous ne travaillez pas, l’employeur a tout à fait le droit de ne pas verser de salaire pendant cette période d’absence. C’est pour compléter votre salaire qu’il y a ces indemnités journalières. Il est à préciser que c’est l’Assurance Maladie qui se charge de ces versements. C’est pour cette raison d’ailleurs que lors de l’arrêt de travail, il n’y a pas qu’après de l’employeur qu’il y a des démarches à effectuer. Le premier et second volet de l’avis de l’arrêt de travail devront parvenir à la Caisse primaire d’assurance maladie dans les 48 heures qui suivent votre premier jour d’absence.

Annuler l’arrêt de travail, est-ce possible ?

Lors de votre consultation chez le médecin, il vous donnera directement la durée de cet arrêt de travail. Autrement dit, vous aurez directement la date de fin de cette période d’absence à cause de votre état de santé. Si on vous donne un mois, mais que vous vous sentez bien avant la fin de cet arrêt de travail, vous devez vous rendre chez le médecin. Vous ne pouvez reprendre votre activité professionnelle sans son autorisation.

Si le médecin vous donne son feu vert, vous pouvez revenir au travail. Vous devez également avertir la CPAM de cette reprise pour la suspension du versement des indemnités journalières. Dans le cas où vous reprenez le travail et que vous touchez toujours ces indemnités, la CPAM considérera ceci comme une fraude et elle peut vous demander le remboursement des sommes versées.