Lundi 5 novembre 2007
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Les évènements récents autour l’association l’Arche de Zoé ne montrent-ils pas les dangers d’un monde où l’événement se substitue à l’action, un monde où des illuminés
veulent jouer les « Kouchner » en adoptant sa démarche sur le droit d’ingérence, un monde où ces mêmes illuminés et des journalistes en quête de scoop conjuguent leur mépris des règles
et des lois pour les uns « faire la Une des journaux » et pour les autres « vendre leur reportage ».
En mai 2007 , une vidéo sur la situation au Darfour a été diffusée par « Arche de Zoé » sur le site Dailymotion pour sensibiliser les internautes. Cette
vidéo présentant des enfants dans une situation sanitaire en rien comparable à celle des 103 enfants qu’Eric Breteau et son équipe souhaitaient faire venir en France. Cette vidéo devait apitoyer
les cœurs et les esprits.
Des journalistes, en quête de scoop, ont trouvé cette vidéo et ont consulté le site internet de l’association puis pris contact avec ses responsables.
Trop heureux de l’audience médiatique qu’ils pourraient avoir, Eric Breteau leur a ouvert les bras…
Les responsables de l’Arche de Zoé et les journalistes se sont ainsi engagés dans une action inacceptable, illégale.
Les journalistes, par leur présence, n’auraient-ils pas agir autrement et dénoncer cette opération sachant qu’elle était illégale ? Ne sont-ils pas aussi des
citoyens avant d’être des journalistes ?
Marc Garmirian de l’agence Capa, Jean-Daniel Guillou (agence Synchro X) et Marie-Agnès Peleran (France 3 Méditerranée) ne devaient-ils pas dénoncer l’opération avant sa
réalisation ?
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A regarder la vidéo diffusée sur M6 dans son émission 66 minutes, les 103 enfants n’étaient pas en situation sanitaire comparable à ceux présentés sur la vidéo de
mai.
Désolé ! Cette vidéo n'est plus diffusable en raison de l'enquête judiciaire en cours.
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L ’action humanitaire se nourrit d’action à long terme, loin des médias à la recherche de l’exceptionnel. Heureusement que les brebis galeuses sont rares et il ne faut pas
hésiter à les dénoncer avant qu’elles causent du tort. N’est-ce pas ce que les journalistes auraient été pu faire ?
Lorsque Nicolas Sarkozy s’en va les chercher, ne souhaite-t-il pas en priorité conserver des liens étroits avec le milieu journalistique pour son propre intérêt avant tout, sans se
poser les bonnes questions sur ce qu’ils avaient fait ?
Laissons maintenant la justice faire son travail.
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