Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /2006 00:08
Depuis 20 ans, le sujet est récurrent dans l'actualité. Les prisons font la « une » de l'actualité.
La semaine prochaine, le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, présentera devant l'Assemblée nationale son projet de loi sur la prévention de la délinquance et notamment son aspect très médiatique en ce moment : le cas des mineurs.
 
Comme à l'accoutumée, ses deux sujets seront bien évidemment traités séparément et aucun lien ne sera établit entre eux.
 
Nicolas SARKOZY veut réformer l?ordonnance de 1945 applicable aux mineurs qui prévoit déjà :
-         A partir de 13 ans, la peine est encourue représente la moitié de celle d'un majeur.
-         A partir de 16 ans, les magistrats peuvent lever « l'excuse de la minorité » pour rapprocher le régime juridique de celui des adultes et la peine maximale devient l'emprisonnement à perpétuité. Actuellement il y a entre 600 et 700 mineurs incarcérés.
 
Prenons comme exemple le drame de Marseille. Les responsables du drame sont âgés de moins de 18 ans. Avec la loi actuelle,
-         Si la victime ne décède pas, la peine encourue par les auteurs peut aller jusqu'à 15 ans de prison ou jusqu?à 30 ans si « l'excuse de minorité » est levée.
-         Si la victime devait décéder, ils encourent jusqu'à 18 ans voir à « la perpétuité » si la l'excuse de minorité est levée.
Les cas des condamnations des mineurs de jeunes impliqués dans des meurtres ou tentatives de meurtres montrent que les tribunaux disposent d'une large marge d'appréciation pour prononcer des peines de prison ferme.
 
Si problème il y a, il ne concerne pas les crimes, il concerne les délits, les vols et les vols entraînant violence.
La réponse à apporter se trouve certainement plus dans la rapidité de la réponse judiciaire avec une orientation vers des peines réparatrices ou de substitution que par des incarcérations pour ces jeunes. Nous savons tous que la prison est un lieu d'apprentissage performant à une délinquance plus performante.
Je ne peux pas penser, un seul instant, que Monsieur Sarkozy ne connaisse pas l'application actuelle de l'ordonnance de 1945. Il fait preuve d'une malhonnêteté intellectuelle en voulant nous laisser penser qu'une nouvelle loi changera les choses. Sa détermination n'a d'égale que sa volonté d'empiéter sur l'électorat du Front National par ses déclarations tapageuses. Il se fiche de la vie des habitants de ce pays. Il n'a qu'une idée en tête : celle d'être élu Président de la République par ambition du pouvoir pour le pouvoir lui-même et non pour améliorer notre sécurité. Il ment. Il nous prend pour des imbéciles. Son agitation est sa maladie.
 
Monsieur CHIRAC, je vous en supplie, rendez un dernier service à la Nation française : faites voter une loi sur la durée du prochain mandat présidentiel. Réduisez-le à 5 jours. Nicolas Sarkozy, s'il est élu, ayant eu «  son joujou » nous laissera en paix par la suite. !!!!
 
Retrouvons un peu de sérieux !!! LA SECURITE, sécurité de la société et sécurité des personnels pénitentiaires.
Je ne remets pas en cause l'existence des prisons. Cette sécurité ne sera pas assurée tant que les prisons actuelles resteront en l'état. Pour beaucoup de détenus(es) la prison ne doit être qu'un passage dans la vie d'un HOMME, d'une FEMME.
 
- Comment rester digne ? Comment garder une estime de soi quand on vit dans la « merde » en respirant la puanteur d'une cellule sans intimité ?
- Comment envisager sa sortie quand rien n'est fait pour faciliter les liens familiaux ? Il me paraît essentiel de ne pas punir et humilier l'enfant qui a besoin de son « papa prisonnier » ou de sa « maman prisonnière » en aménageant des lieux de rencontre familiale convenables. « Ne fabriquons pas » des révoltés avec les enfants de prisonniers.
 
- Quels soins reçoivent les prisonniers souffrant de troubles mentaux - 25 à30% des détenus ? 12 suicides par mois en moyenne depuis le début d'année. Imaginons, cela rapporté à l'échelle d'une ville comme Vitré ? 35 - (17 000 habitants) à 3 suicides par mois. C'est fou et scandaleux.
 
Soyons vigilants à l'information distillée, aux petites phrases des politiques.

Sur ce graphique, vous pouvez constater qu'après une période de baisse de 1996 à 2001, amorcée donc sous le gouvernement d'Alain Juppé et poursuivie sous celui de Lionel Jospin, la population carcérale a augmenté en 2001 pour atteindre aujourd'hui près de 60 000 personnes.

 

 

 

  Lorsque Nicolas SARKOZY affirme que la Justice ne met plus en prison, soit il est incompétent et ferait mieux de se renseigner, soit il veut jouer sur l'émotion des habitants de la France en tenant un mensonge de plus. Là encore, il est en train de se « lepeniser ». Ses amis de l'UMP vont-ils le laisser continuer longtemps ? Réveillez-vous !

Rédigé par DOCSARKOFOLIE

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Par DOC SARKOFOLIE - Publié dans : ACTUALITES
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Commentaires

Sarkozy, un agité non seulement du bocal !!!


Même des syndicats de police lui reprochent de faire dans le show-bizz et le spectacle.

Commentaire n°1 posté par Anne le 20/11/2006 à 14h56

"Lorsque Nicolas SARKOZY affirme que la Justice ne met plus en prison, soit il est incompétent et ferait mieux de se renseigner, soit il veut jouer sur l'émotion des habitants de la France en tenant un mensonge de plus."


Là j'avoue que j'ai une idée là-dessus :) elle ne doit pas être loin de la tienne ;)

Commentaire n°2 posté par Annak le 20/11/2006 à 14h59
Je suis tout à fait de votre avis, concernant cette question que je connais bien: les mineurs délinquants.

J'ajouterais juste quelques mots, notamment sur la difficulté de maintenir des liens en prison et sur la possibilité de préparer la sortie, en vous donnant l'exemple de la prison de Villefranche sur Saône (Rhône). Dans cette maison d'arrêt, existait un quartier mineur très performant (considéré comme le plus performant en terme d'encadrement socio-éduco-scolaire). La création de l'EPM (Etablissement pour Mineurs) à MEZIEUX (toujours dans le Rhône, plus proche de LYON) va entraîner la fermeture de ce quartier mineur. Je passe sur les querelles politiciennes (au départ c'est le quartier mineur de St Etienne qui devait fermer et celui de Villefranche resté ouvert, puis M. CLEMENT (présqident du Conseil Général de la Loire a estimé qu'il fallait que celui de St Etienne reste ouvert...). Je ne sais pas encore complétement comment vont fonctionner les EPM mais j'ai certain doute sur leur efficacité (l'idée est d'occuper le mineur du matin au soir: quand pensera-t-il à ce qu'il a fait? comment va-t-il gérer une sortie où les activités sont, hélas, moin nombreuses et surtout, comment vont faire les familles pour les visites?).

Auparavant j'étais dans une ville où n'existait aucun quartier mineur, les enfants étaient donc envoyé en prison à plus de 50 km de chez eux, avec impossibilité matérielle pour les parents d'aller les voir. Et c'est là que j'ai vécu mon "premier suicide de mineur en prison"...

La prison pour les mineurs n'est pas la solution, elle doit intervenir qu'après l'échec d'autres mesures (sauf cas gravissimes, multirécidives bien entendu).

De plus, lorsque j'entends les discours sarkosiens, j'ai le sentiment que la durée de la peine n'est pas évoquée. Lorsque ces gens parlent de prison, c'est la prison à perpétuité. Jamais, ils n'évoquent la sortie! "Un mineur est multirécidiviste, pourquoi n'est-il pas en prison?" et non "a-t-il déjà été incarcéré? depuis quand est-il sorti?"... C'est étrange, ce type de discours.

L'affaire du jeune abattu par sa victime à Nogent sur Seine est très révélatrice... On parle de lui comme "un multirécidiviste qui n'était pas en prison". Je rappelle qu'il avait plus de 25 ans, et que personne ne dit s'il a déjà effectué des peines d'emprisonnement. Si c'est le cas, c'est l'échec de la prison qu'il faut pointer du doigt!

 

Quant au reste, je pense que M. SARKO, pourtant juriste a priori, n'a pas lu entièrement l'ordonnance de 45 et ne connaît pas son application actuelle... Combien de mineurs sont incarcérés à la sortie de l'audience du TPE, parce que, contrairement aux majeurs, l'exécution immédiate (provisoire) est possinle quelque soit la peine et le passé judiciaire du mineur? (je rappelle que pour les majeurs non récidivistes, l'exécution immédiate-mandat de dépôt- n'est possible que si la peine prononcée est supérieure ou égale à un an!

Mais c'est vrai que ce genre d'argument n'est pas très "porteur" dans la situation actuelle...
Commentaire n°3 posté par aspi-rine le 20/11/2006 à 18h04
Sur le fond :



PARIS (AP) -- Voici les principales mesures du projet de loi Sarkozy de prévention de la délinquance, présenté mardi à l'Assemblée nationale par Nicolas Sarkozy:

LE MAIRE AU COEUR DU DISPOSITIF
- Pivot de la prévention de la délinquance, le maire présidera un "Conseil pour les droits et devoirs des familles" dans les communes de plus de 10.000 habitants. Ce conseil comprenant des représentants de l'Etat et des collectivités locales et des personnes oeuvrant dans les domaines de l'action sociale, sanitaire et éducative, de l'insertion et de la prévention de la délinquance, pourra proposer à la famille un accompagnement parental consistant en un suivi individualisé. En cas de refus, le maire saisira le président du conseil général en vue de la conclusion d'un contrat de responsabilité parentale plus contraignant.
En cas d'infraction, le conseil pourra procéder à des rappels à l'ordre au mineur et demander au juge pour enfants la mise sous tutelle des allocations familiales.

TOILETTAGE DE L'ORDONNANCE DE 1945:
- le projet de loi introduit le concept nouveau d'une "présentation immédiate" au tribunal pour enfants pour les jeunes de 16 à 18 ans. Elle pourra avoir lieu "dès la première audience utile du tribunal pour enfants" et se fera "avec l'accord du jeune, de ses parents, de son avocat". Cette "présentation immédiate" est distincte de la "comparution immédiate", qui restera réservée aux délinquants majeurs
- la procédure de composition pénale pourra s'appliquer aux mineurs d'au moins 13 ans
- selon la gravité du délit, les mineurs pourront être condamnés à accomplir un stage de formation civique, à consulter un psychiatre ou un psychologue, à réparer le dommage subi par leur victime, à exécuter une mesure d'activité de jour ou à être placés dans un centre éducatif fermé
- Les tribunaux pour enfants auront la possibilité de ne pas appliquer "l'excuse de minorité", qui permet de diviser par deux les peines encourues par les mineurs de 16 à 18 ans. Cette décision pourra être prise compte tenu des circonstances ou de la personnalité du mineur ou en cas d'atteinte volontaire à l'intégrité physique ou psychique ou de récidive. Elle devra être spécialement motivée, sauf en cas de récidive (amendement de la commission des Lois)

RECIDIVE
- motivation expresse par les juges du choix de la peine prononcée en cas de récidive (amendement de la commission des Lois)

VIOLENCES URBAINES
- création d'une infraction spécifique en cas de violences volontaire grave contre des agents de la force publique commise avec arme en bande organisée ou avec guet-apens. Elle sera passible de 15 ans de prison (amendement gouvernemental)

SECRET PROFESSIONNEL:
- Les acteurs sociaux intervenant dans la prévention de la délinquance devront partager leurs informations. Accusé de remettre en cause le secret professionnel, M. Sarkozy propose qu'un "coordonnateur" soit désigné parmi ces intervenants pour centraliser les informations

STUPEFIANTS:
- L'injonction thérapeutique pourra être prononcée à tous les stades de la procédure comme alternative aux poursuites du procureur

SERVICE VOLONTAIRE
- création d'un service volontaire citoyen de la police nationale d'un à cinq ans renouvelable pour des missions de solidarité, de médiation sociale et de sensibilisation au respect de la loi. AP
Commentaire n°4 posté par nemo le 22/11/2006 à 10h55
Rapide ne veut pas dire brutal. Cette rapidité est une condition sine qua non pour que la justice retrouve quelque crédibilité vis à vis des mineurs, surtout les multirécidivistes. Il faut en finir avec le sentiment d'impunité. Si vous appelez cela de la brutalité, vous vous trompez complètement.

Si vous pensez que tous les gens qui appelent à plus de rigueur, mais sans excès, sont des affreux d'extrême droite, vous ne vous trompez pas moins. De la sévérité certes, mais pas de brutalité, et qu'une sanction proportionnée à l'âge tombe suffisamment rapidement pour marquer nettement les limites. Ni plus ni moins.

Actuellement, la justice est complètement décrédibilisée dans ce champ de son activité (et dans d'autres hélas); si les magistrats ne s'en rendent pas compte, c'est grave. Ils devraient sortir de leur petite bulle.

J'entends d'ici de bonnes âmes hurler à la "lepénisation des esprits", mais ce genre d'invective n'intimide plus personne car c'est totalement faux.
Commentaire n°5 posté par Ermessend le 22/11/2006 à 10h56

L'ordonnance de 1945 contient déjà tous les éléments nécessaires à la condamnation d'un jeune.
Le problème ne se situe pas au niveau de la législation, mais de l'application de la loi. Il faut donner les moyens nécessaires à la justice, aux services de suivis des condamnations de remplir correctement leurs fonctions. Rappelez-vous le bureau d'Eva Joly (l'empilement des dossiers au sol par manque d'armoire, son travail avec son pc personnel ..) pour mesurer l'incapacité des gouvernements (droite et gauche) à donner les moyens nécessaires à la justice.
LE PROBLEME EST LA.

Le volet sur le rôle des maires n'est que foutaise. Certains maires ont déjà cette démarche de convocation des jeunes. De plus, ce volet dans le projet de loi fait grand tapage médiatique MAIS il faut savoir que CE NE SERA PAS UNE OBLIGATION POUR LES MAIRES. Il le font déjà, la nouveauté aurait été son obligation de la faire.

N'oublions pas non plus, la difficulté de trouver des personnalités pour remplir cette fonction d'élu local. C'est peut-être pour cette raison, que le caractère obligatoire n'a pas été présenté dans la projet.

Au niveau des stupéfiants, arrêtons de se moquer des gens. Johnny Hallyday déclare fumer des joints et est mis en avant par l'UMP. Même chose pour Doc Gyneco. Même chose pour Florent Pagny qui étaiit sur la campagne gouvernementale UNITAID. Une même situation : deux poids, deux mesures.

Je vous invite à découvrir le tableau de l'évolution des condamnations et des prisonniers en France sur le site .


CESSONS les projets "TAPE A L'OEIL" et les effets d'annonces. Un petit rappel: quelle suite a été donné à l'ANNONCE MEDIATISEE sur un projet de loi sur les autorisations de conduire pour les personnes âgées, suite à la mort de plusieurs pompiers ou policiers fauchés par un automobiliste de plus de 80 ans? Mr SARKOZY l'avait annoncé ... dans l'émotivité générale .... il y a 2 ans à peut-près ... mais ce projet n'étant pas porteur électoralement près des personnes âgées, il n'en parle plus.

Commentaire n°6 posté par Vincedu35 le 22/11/2006 à 10h58
Mais le problème de la justice n'a rien a voir avec le caractère plus ou moins répressifs des lois.

Par contre l'engorgement des tribunaux se traduit par des délais importants, et le manque de moyens fait que les sentences sont peu ou mal appliquées.

Donc si M. Sarkozy veut faire oeuvre utile, qu'il demande des moyens matériels pour la justice et les autres intervenants, plutôt que d'empiler des lois qui resteront lettres mortes.
Commentaire n°7 posté par Khee Nok le 22/11/2006 à 10h59
EXACT, TOUT LE PROBLEME EST DANS L'ENGORGEMENT DES TRIBUNAUX.
Commentaire n°8 posté par Vincedu35 le 22/11/2006 à 11h00

<
LE MAIRE AU COEUR DU DISPOSITIF
- Pivot de la prévention de la délinquance, le maire présidera un "Conseil pour les droits et devoirs des familles" dans les communes de plus de 10.000 habitants. Ce conseil comprenant des représentants de l'Etat et des collectivités locales et des personnes oeuvrant dans les domaines de l'action sociale, sanitaire et éducative, de l'insertion et de la prévention de la délinquance, pourra proposer à la famille un accompagnement parental consistant en un suivi individualisé. En cas de refus, le maire saisira le président du conseil général en vue de la conclusion d'un contrat de responsabilité parentale plus contraignant.
En cas d'infraction, le conseil pourra procéder à des rappels à l'ordre au mineur et demander au juge pour enfants la mise sous tutelle des allocations familiales.>>


réponse:


Je suis complétement contre le pouvoir donné à quelques uns (comment seront-ils choisi?). Il existe déja des assistantes sociales (du conseil général), n'est-ce pas leur ôter un pourvoir?


La mise sous TPE serait donc aujourd'hui une sanction et plus une aide.... Voilà qui change toute la philosophie des textes sur l'Enfance en danger.

<<


TOILETTAGE DE L'ORDONNANCE DE 1945:
- le projet de loi introduit le concept nouveau d'une "présentation immédiate" au tribunal pour enfants pour les jeunes de 16 à 18 ans. Elle pourra avoir lieu "dès la première audience utile du tribunal pour enfants" et se fera "avec l'accord du jeune, de ses parents, de son avocat". Cette "présentation immédiate" est distincte de la "comparution immédiate", qui restera réservée aux délinquants majeurs
- la procédure de composition pénale pourra s'appliquer aux mineurs d'au moins 13 ans
- selon la gravité du délit, les mineurs pourront être condamnés à accomplir un stage de formation civique, à consulter un psychiatre ou un psychologue, à réparer le dommage subi par leur victime, à exécuter une mesure d'activité de jour ou à être placés dans un centre éducatif fermé
- Les tribunaux pour enfants auront la possibilité de ne pas appliquer "l'excuse de minorité", qui permet de diviser par deux les peines encourues par les mineurs de 16 à 18 ans. Cette décision pourra être prise compte tenu des circonstances ou de la personnalité du mineur ou en cas d'atteinte volontaire à l'intégrité physique ou psychique ou de récidive. Elle devra être spécialement motivée, sauf en cas de récidive (amendement de la commission des Lois)>>

reponse:



"toilettage"... ferait mieux de s'occuper des pitt bulls!

Sur la "comparution immédiate", il faudrait d'abord résoudre le problème de surcharge des TPE! En plus, il faudra l'accord du jeune!!! on aura tou vu!

Sur la "composition pénale"... pourquoi? il existe déjà des mesures de réparation, mise en place par la PJJ, qui correspond à la même chose que la composition pénale popur les majeurs.

Sur la possibilité d ene pas applique l'excuse de minorité pour le TPE existe déjà (article 20-2 de l'ordonnance de 45)




<- motivation expresse par les juges du choix de la peine prononcée en cas de récidive (amendement de la commission des Lois)
>>


 


réponse


Euh... en principe toute peine doit être motivée dans un jugement pénal




<- création d'une infraction spécifique en cas de violences volontaire grave contre des agents de la force publique commise avec arme en bande organisée ou avec guet-apens. Elle sera passible de 15 ans de prison (amendement gouvernemental)


SECRET PROFESSIONNEL:
- Les acteurs sociaux intervenant dans la prévention de la délinquance devront partager leurs informations. Accusé de remettre en cause le secret professionnel, M. Sarkozy propose qu'un "coordonnateur" soit désigné parmi ces intervenants pour centraliser les informations


STUPEFIANTS:
- L'injonction thérapeutique pourra être prononcée à tous les stades de la procédure comme alternative aux poursuites du procureur>>

 

A tous les stades de la procédure, ça veut dire quoi?






Commentaire n°9 posté par aspi-rine le 23/11/2006 à 16h58
MANIFESTE POUR MINEURS EN DANGER La place des enfants n’est pas en prison Nous ne travaillerons pas en E.P.M. ! La lutte contre la construction de 7 établissements pénitentiaires pour mineurs n’a pas, à ce jour, permis d’annuler ce programme d’enfermement des enfants délinquants et de criminalisation croissante de la jeunesse. Ici à Nantes, l’ouverture de l’E.P.M. d’Orvault s’accompagne d’appels à candidature pour que des personnels éducatifs (enseignants, éducateurs, travailleurs sociaux, soignants…) aillent travailler dans ces « nouvelles » prisons pour enfants. Nous n’irons pas, et nous appelons toutes les personnes concernées à refuser de travailler en E.P.M., ici comme ailleurs, car nous refusons de contribuer à l’illusion démagogique qui consiste à faire croire qu’une action éducative est possible en prison. Nous combattons La logique de l’enfermement Jusqu’en 1945, les mineurs délinquants étaient enfermés dans des bagnes pour enfants, colonies pénitentiaires, maisons de correction… Dans les années 70, les derniers centres fermés furent supprimés en raison de leur fonctionnement archaïque, violent et inadapté à un objectif éducatif. Depuis quelques années, la tentation d’un retour en arrière dans le traitement de la délinquance des mineurs est bien réelle : création de Centres d’Education Renforcée, Centres Éducatifs Fermés, et aujourd’hui des Établissements Pénitentiaires pour Mineurs, qui ne sont que l’aboutissement d’une politique fondée sur l’exclusion et la répression. Nous pensons que la création des prisons aura une incidence sur le traitement judiciaire de la délinquance des mineurs, et le projet actuel d’abaissement de la majorité pénale de 18 à 16 ans confirme nos craintes : toujours plus d’enfermement pour créer l’illusion d’une paix sociale. Nous savons qu’avec l’enfermement, il y a toujours des risques de dérive vers l’usage de la force physique ou de la maltraitance psychologique: c’est un phénomène bien connu, aussi vieux que l’enfermement lui-même. La vie ne s’apprend pas en prison, on n’y apprend que la haine de soi et de l’autre ! Une logique répressive et non pas éducative Traiter la délinquance par les poursuites systématiques, l’incarcération ou la mise à l’écart dans des structures spécialisées témoigne d’une réponse à court terme. Les causes sociales, économiques de ces passages à l’acte sont éludées. Le jeune délinquant n’est plus un mineur en danger, mais un individu dangereux à enfermer ! Or, les adolescents ne sont pas des adultes ! Chaque année, 15 000 jeunes âgés de 16 et 17 ans sont interpellés plusieurs fois dans l’année. Ce sont pour beaucoup, des adolescents déscolarisés depuis l’âge de 14 ans, sans travail ni qualification, qui n’accèdent pas à un premier emploi. Se percevant comme inutiles, humiliés par les échecs répétés, ils « traînent », provoquent, commettent ensemble la plupart de leurs infractions. 3350 d’entre eux ont été incarcérés en 2006. Cependant 70% récidiveront malgré ce séjour en prison, alors que, par ailleurs, les centres éducatifs ouverts permettent une réinsertion pour plus de 60% des jeunes qui leur sont confiés ! Qui nous fera croire aux bienfaits des prisons pour enfants ? Nous défendons Une véritable prévention Le mineur délinquant est d’abord un enfant en souffrance, et il convient de traiter les causes de cette souffrance plutôt que ses effets. Cette évidence connue des professionnels, doit orienter une véritable politique de prévention, d’aide et d’accompagnement, qui inclurait la justice saisie en amont, au civil et non au pénal, et une action éducative et non répressive. La société ne passerait alors plus autant de temps à tenter de rattraper les dommages causés à des mineurs dès leur plus jeune âge, dans l’indifférence ou l’incompétence non moins coupable de responsables politiques qui ne voient guère plus loin que la date des prochaines élections. Une prise en compte de la réalité de l’adolescence D’autres sanctions existent, qui réparent sans exclure, et permettent un nouveau départ pour des jeunes en danger que l’école, la famille, la pauvreté, la justice, ou la politique répressive ont conduit au ban de la société. Nous devons ainsi nous engager dans la réussite de programmes ou projets éducatifs, de lieux de vie, d’internats qui structurent et aident ces adolescents, de dispositifs relais, de centres de jour, de maisons des adolescents, qui les fassent accéder à la culture, à l’éducation et à la formation. L’efficacité des alternatives à l’enfermement des enfants est probante. Elle serait encore plus forte si elles étaient appuyées par des moyens conformes aux enjeux. Le droit à l’insoumission éducative Refuser de travailler en EPM n’est pas délaisser les mineurs délinquants, ou refuser le travail avec des jeunes incarcérés. En refusant d’exercer dans les prisons pour mineurs, il s’agit pour nous de bloquer ce système carcéral pour enfants, en contraignant justice et administration pénitentiaire à faire sortir ces jeunes des EPM comme des quartiers pour mineurs, pour leur permettre de suivre des cours, des formations, des entretiens, des soins et ne pas les isoler, toujours plus, de la vie en société. Nous serons solidaires de toute personne inquiétée pour son refus de travailler en EPM. Les droits de l’enfant La Convention internationale des droits de l’enfant, ratifiée par l’Etat français en 1990 stipule que « Les États parties reconnaissent à tout enfant suspecté, accusé ou convaincu d'infraction à la loi pénale le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle, qui renforce son respect pour les droits de l'homme et les libertés fondamentales d'autrui, et qui tienne compte de son âge ainsi que de la nécessité de faciliter sa réintégration dans la société et de lui faire assumer un rôle constructif au sein de celle-ci (article 40) ». Or la dignité et le sens de la liberté ne s’acquièrent pas dans la soumission, ni le respect de l’autre par le déni de soi, et la réintégration ne se prépare pas en prison. Les EPM sont criminogènes. Nous n’irons pas y travailler ! A Nantes le 1er décembre 2007 Contacts et signatures : emancipationgd44@no-log.org Groupe départemental de l’Emancipation c/o FSU 8 place de la Gare de l’Etat 44276 Nantes cedex 2 signature en ligne http://pays-de-la-loire.emancipation.fr
Commentaire n°10 posté par emancipation GD 44 le 10/03/2008 à 10h36
Une situation trop complexe pour n'être traitée qu'avec des mots...
C'est un problème de fond qu'il faut reprendre à la base avec le pour, bien sûr, sans oublier le contre.... Quant aux moyens....aux Tribunaux engorgés....etc... ce n'est pas récent et, presque tous les Tibunaux sont dans cette situation...
Et puis tous ces jeunes confrontés aux aléas, aux difficultés de l'existence, malmenés par cette existence elle-même, jugés par leurs pairs mais surtout.... mal aimés.... je n'ai peut-être pas les mots pour le dire mais assez de coeur pour comprendre....Que c'est difficile d'expliquer....
Commentaire n°11 posté par PMJF le 10/03/2008 à 20h47

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