ACTUALITES POLITIQUE MEDIAS PHOTOS VIE SPORTS ELECTIONS La copie ou la reproduction des photos
est soumise à autorisation. Envoyez un mail à santeducation@orange.fr Merci. Retour ACCUEIL
Présentation
:
ACTUALITE POLITIQUE SPORT MEDIAS ELECTIONS VIE PHOTOS
J’avais déjà interpellé un grand nombre d’entre vous en 2003 à propos de la consommation de stupéfiants en France. Certains avaient eu le courage d’affirmer leur position et de me la transmettre. Je suppose que ceux qui ne l’avaient pas fait avaient d’autres préoccupations.
Je ne reprendrai pas en totalité le courrier que j’avais alors adressé. J’en rappellerai simplement la teneur.
Dans de nombreuses émissions télévisées, des personnalités (show-biz, littérature, cinéma ..) affirment publiquement qu’il leur arrive de tempsà autre de « fumer », de « s’adonner à la consommation » de stupéfiant. Je ne regarde pas toutes les émissions mais j’en vois suffisamment pour affirmer que des animateurs / présentateurs posent des questions sur ce sujet à leurs invités, dont parfois, des personnalités politiques.
-Quand avez-vous fumé votre dernier joint ?
C'est pour moi une véritable "invitation à la banalisation de la consommation de drogue". Cette évocation régulière des joints et de la consommation de joints, sans pour autant poser les termes du débat de la dépénalisation des drogues douces, ne fait qu'insidieusement pencher la balance en faveur de la consommation de ces mêmes drogues douces.
Je vous rappelle que la LOI d'orientation relative à lalutte contre les toxicomanies et sur lagéopolitique des drogues votée en 2002, prévoit toute une série de mesures afin de lutter contre la consommation de stupéfiants.
Je vous rappelle que de tels propos sont illégaux car contrevenants à LA LOI DE 2002. Leur diffusion, à fortiori, sur des chaînes publiques est une véritable provocation.
Imaginez-vous un instant un instant, un professeur de collège ou lycée tenir de tels propos devant des jeunes, devant ces jeunes qui regardent ces émissions ?
J’avais à l’époque interpellé le médiateur de France 2 qui m’avait dit son intention d’intervenir près des animateurs. Il en a résulté un changement … mais depuis j’ai eu l’occasion de vérifier que la position adoptée alors n’avait pas été maintenue.
Si certaines personnalités consomment, c’est qu’elles achètent ou cultivent ! Vous n’êtes pas sans savoir que la vente, l’importation ou la culture de stupéfiants sont interdits en France.
S’il y a des dealers, c’est qu’il y a des consommateurs et réciproquement. Les uns encouragent les autres, c’est l’histoire de la poule qui pond l’œuf ou de l’œuf qui fait la poule.
Pouvez-vous m’expliquer au nom de quel passe-droit ces personnalités disposent d’une impunité ?
Pouvez-vous m’expliquer pourquoi les Ministres de l’Intérieur, depuis 20 ans, ne sont jamais montés au créneau ?
Pouvez-vous m’expliquer pourquoi aucun Procureur de la République ne s’investisse sur ce sujet par le dépôt d’une plainte ?
Je veux bien accepterla responsabilité pénale de « dealers »mais je voudrai que tout le monde soit logé au même régime alors : les personnalités en premier lieu qui encouragent les dealset banalisent la consommation près de la jeunesse sont pénalement coupable de contrevenir à la loi française.
Faut-il voir dans cette impunité la crainte de représaillesdu « pouvoir de la télé » qui boycotterait les Hommes et Femmes Politiques qui se montreraient courageux ?
Faut-il se laisser à penser qu’une action contre « cette propagande à la consommation » révèlent des noms de personnalités de divers milieuxqui soient des consommateurs réguliers.
Quels positionnements adoptez-vous ?
Quels sont vos moyens d’actions ?
Que comptez-vous faire pour que la loi que vous votez soit respectée ?
Faut-il continuer à verbaliser les « dealers de quartiers » seulement ?
Faut-il accepter que selon que tu es « médiatique » ou pas, ton cas sera traité différemment ?
Accepteriez-vous qu’un professeur fasse autant de banalisation ?
Espérant une réponse précise aux questions posées, je vous d’agréer, Madame la Députée, Monsieur le Députée, l’expression de mes remerciements distingués.
Ps : Si vous avez l'intention de me faire parvenir une réponse évasive, me rappelant, les lois votées, les bonnes intentions générales, je vous préconise de vous en dispenser. Pas de langue de bois, merci !
Depuis de nombreuses semaines, Olivier Besancenot a disparu de la circulation !!!
Serait-il malade?
Est-il en phase de sommeil profond pour mieux ressurgir lors des prochaines élections?
Est-il si démuni devant les évènements et manifestations actuelles qu'il a peur de raconter des conneries? Lui le magicien des mots, comment se fait-il qu'il n'a pas de proposition à exprimer?
Ce qui me semble le plus inquiétant, c'est la complaisance des journalistes qui ne cherchent pas à le rencontrer et à l'interroger.
Il y a de fortes chances qu'ils nous le ressortent dans quelques temps!!!
C'est cela l'information? NON !!
C'est de la manipulation générale, organisée par toutes les presses (écrites, télévisuelles, radios).
Bon j'arrête je jouer les mauvaises langues !
Plusieurs explications sont également possibles :
- Olivier Besancenot fait des heures supplémentaires et n'a plus le temps de faire de la politique.
- Olivier Besancenot est encore sous le choc de la disparition de Joelle Aubron "la condannée pour meurtre" d'Action Directe".
- Olivier Besancenot s'entraîne pour le prochain Tour de France.
Une information distillée depuis hier soirsur les ondes de RADIO FRANCE ARMORIQUE m'a outrée.
La condamnation d'un homme pédophile, si elle doit être diffusée, ne doit pas se faire "assassine" pour les membres de la famille.
Cet homme, condamné à 4 ans de prison pour des actes odieux, a brisé des enfants, des familles dans l'intimité de celles-ci et des personnes.
Le fait que RADIO FRANCE ARMORIQUE, diffuse l'identité complète de cet homme et son lieu de vie vient encore une fois de plus porter atteinte à cette famille déjà meurtrieet aux propres enfants de cet homme.
L'information diffusée relève plus du voyeurisme dont chacun malheureusement a peut-être tendance à se nourrir ! Mais quelle nourriture !!!
COMMENT LES ENFANTS DE CET HOMME ONT-ILS ENTENDUS LE NOM DE LEUR PERE AINSI DIFFUSE TOUTE LA JOURNEE?
NE SE SONT-ILS PAS SENTIS BLESSES une fois de plus ET ATTEINTS EUX-AUSSI DANS LEUR CHAIR? Leur père leur a fait suffisamment de mal, il me semble!!
Doivent-ils aussi eux payer les actes de leur père ?
Ne faut-il pas leur permettre de vivre en paix ?
Ils ont droit à une vie tranquille !!!
Ils ont droit à une vie de famille !!!
Ne croyez-vous pas qu’il y aura toujours « un imbécile » pour faire un rapprochement entre l’enfant et le père par le nom de famille ?
Leni Escudero a écrit et interprété une chanson « fils de … » Il risque d’en rester toujours quelque chose … pour les médisants.
DOMMAGEqu’une radio ou un autre organe d’information participe à cette démarche malsaine.
Monsieur le Journaliste,
Pouvez-vous un instant vous imaginer la violence ressentie par l’enfant du condamné en entendant son nom ainsi publiquement étalé ?
Que le père soit puni , tant mieux !! C'est le travail de la JUSTICE.
Que les enfants soient associés malgré eux à la publication de ce drame, c'est scandaleux. Vous me direz que vous n'avez pas donné le prénom de ces jeunes !! OK !! Vous avez justedonné une suffisante description pour que chacun fasse un jour le lien.
Comment ces enfants vont-ils envisager l'avenir?
Il me semble que vous avez fait preuve à une oeuvre de mise à l'index.
D'une manière générale, L'information se situe à trois niveaux :
- le niveau totalement public
- le niveau personnel dans le domaine public
- le niveau intime.
La condamnation d'un homme est du domaine public et doit être diffusée.
La mise en pâture du nom de famille, est du domaine intime et n'apporte pas de richesse supplémentaire à la dite information, à moins de vouloir faire du voyeurisme!!
Ce n'est pas OUTREAU et ses dérives judiciaires. Mais le traitement de cette information laisse à penser que certaines leçons n'ont pas été retenues par la presse.
DerrièreBesancenot et sa “bonne bouille“ se cache un tout autre personnage !!!
Si je peux comprendre et respecte son droit à demander, avec d'autres personnalités, la libération des "membres terroristes d'Action Directe", je m'étonne de l'hommage qu'il a rendu au cimetière du Père Lachaise ce samedi 18 mars, à Joëlle Aubron, terroriste décédée et responsable d'au moins deux assassinats: celui de Georges Besse (Patron de Renault) et du Général Audran.
Si je lui reconnais, à titre personnel et humain, son droit à lui dire "bye bye Joëlle", je suis obligé de constater que sa participation n'était pas de cet ordre mais relevait d'une action politique, organisée entre par la Ligue Communiste Révolutionnaire: Drapeaux rouges ,bras levé en chantant l'Internationale!
Dans les communiqués, pas un mot sur les "assassinés" et leurs familles! Comme il faut savoir rester positif, nous avons pu découvrir le vrai "Oliver Besancenot", celui qui non seulement réclame la mort du patronat au sens figuré du terme mais semble également "décerner" ses félicitations à un meurtre à travers cette participation. Enfin, nous sommes en droit de nous interroger.
Qu'était devenu le jovial facteur au visage poupinet au cimetière du Père lachaise? Après tout, peut-être n'existe-t-il que pour les télés et les radios pendant les campagnes électorales? Et que derrière cette façade "révolutionnaire" rassurante pour les "déçus démocrates" se cache un personnage dangereux dont le seul souhait est d'arriver par tous les moyens à la disparition du dit patronat !!!
Dans les jours prochains, "l'ami Olivier" sera peut-être interrogé par quelques journalistes courageux et non complaisants. Que nous dira-t-il alors pour se justifier et regagner son "repaire" et retrouver son masque souriant? Pètera-t-il les plombs? Acceptera-t-il de répondre à ces questions?
Enfance Bernard Golse, chef du service de pédopsychiatrie à l'hôpital Necker : «On ne peut pas prédire qu'un enfant de 3 ans sera délinquant»
Par Julie LASTERADE mardi 28 février 2006
Bernard Golse est chef du service de pédopsychiatrie de l'Hôpital Necker-Enfants malades à Paris et professeur à l'université Paris-V. Il est l'un des premiers signataires de la pétition et s'en explique.
S'appuyant entre autre sur un récent rapport de l'Inserm, Nicolas Sarkozy propose de détecter les troubles du comportement dès l'école pour repérer les enfants qui feront les futurs délinquants. Qu'en pensez-vous ?
C'est l'exemple même des risques et des réactions que l'on craignait après la sortie du rapport de l'Inserm. Selon ce rapport, en dépistant précocement les enfants qui présentent des troubles des conduites et en les traitant tôt, on aurait des chances de diminuer beaucoup le risque de délinquance à l'adolescence. Certes, c'est important de repérer des enfants à risque, le problème c'est la distinction entre prévention et prédiction. Personne au monde ne peut prédire qu'un enfant de 3 ans qui présente des troubles des conduites sera un délinquant douze ans plus tard. Ce saut épistémologique est inacceptable. Les tocs, les troubles des conduites correspondent à des descriptions comportementales alors que la délinquance est un concept compliqué. Pas seulement médical mais aux confins du juridique, de l'éducatif, du sociologique. La délinquance n'est pas une maladie en soi, c'est seulement la description d'une situation. Dire que l'on peut prédire le passage de l'un à l'autre est extrêmement abusif, c'est évacuer le poids de la famille, de l'école, de l'environnement qui peuvent remanier les vulnérabilités d'un enfant. Nous vivons une période où la médecine prédictive a le vent en poupe. Mais faire croire que l'on peut faire des prédictions de ce genre dans le domaine de la psychiatrie, au mieux c'est illusoire, au pire c'est malhonnête et dangereux. Ce que la société demande à la psychiatrie a beaucoup changé. Après la Seconde Guerre mondiale, on s'attachait à viser le soin. Aujourd'hui, la société demande surtout aux pédopsychiatres de raboter les symptômes, les tocs, les tics, la violence et les abus sexuels. Si l'on en croit le rapport de l'Inserm, la question n'est plus de savoir pourquoi quelqu'un devient délinquant et ce que cela veut dire pour lui, mais surtout de savoir bloquer un symptôme dès la crèche. Ce rapport est dangereux pour une deuxième raison. Il propose de passer assez vite aux traitements médicamenteux si les thérapies cognitivo-comportementales ne marchent pas rapidement.
Que pensez-vous de l'usage des psychotropes chez des enfants de 2 ou 3 ans ?
Avant 4 ans, c'est une folie. Et bon nombre de mes collègues sont du même avis. Donner des psychotropes longtemps à un enfant de moins de 4 ans, c'est vraiment jouer à l'apprenti sorcier, agir à l'aveuglette totale. Les antidépresseurs, anxiolytiques ou somnifères vont se fixer sur les cellules nerveuses. Or, avant 4 ans, la structure cérébrale de l'enfant n'est pas encore complètement mise en place. Aucune étude disponible chez l'humain ne nous permet d'affirmer qu'en troublant l'installation de l'appareil cérébral à cet âge-là, on ne risque pas d'induire des effets à long terme. On ne peut se permettre de les prescrire que dans des cas vraiment extrêmes et pour de courtes périodes. Par exemple lorsque l'enfant est dans une très grande souffrance hallucinatoire. Dans ce cas-là, un neuroleptique pendant quelques jours, voire quelques semaines peut permettre de rétablir le contact. Mais les amphétamines, les antidépresseurs et les neuroleptiques sont utilisés dans des traitements à long terme. En France, la prescription de produits ressemblant aux amphétamines comme la Ritalinea triplé en quatre ans. On doit faire attention à cela. Or, je crains que les laboratoires pharmaceutiques se servent du rapport de l'Inserm pour dire : «Vous voyez, il faut élargir notre zone de prescription jusqu'à 3 ans puisque, selon les experts, en réduisant les troubles des conduites à 3 ans, on aura moins de délinquants.»
Dans votre pratique, vous voyez donc de plus en plus de jeunes enfants arriver sous psychotropes ?
Je commence en effet à voir apparaître des enfants de 3-4 ans à qui on a prescrit des antidépresseurs. La demande pour les amphétamines augmente un peu, mais cela reste encore raisonnable en France. En revanche, je vois bien la tentation chez les professionnels de prescrire des neuroleptiques de troisième génération aux jeunes enfants. Ces molécules sont censées s'attaquer à des symptômes psychotiques chez des enfants qui n'ont pas forcément une véritable structure psychotique... Autrefois, lorsqu'on prescrivait un neuroleptique, il fallait d'abord faire un diagnostic très précis. Comme ces neuroleptiques de troisième génération n'ont apparemment pas d'effet secondaire, le traitement est simple à prescrire. Le psychiatre peut les donner sans ajouter de correcteurs anti-effets secondaires, on fait l'économie de la réflexion psychopathologique et on traite large.
En somme, on attend de la pédopsychiatrie qu'elle réduise les symptômes sans penser que l'environnement et les parents peuvent aussi agir ?
Oui, mais il ne faudrait pas transformer les parents ou l'école en auxiliaires médicaux. Je pense en particulier à l'hyperactivité. On sollicite les parents et l'école pour remplir des échelles d'évaluation. Cela fait-il partie du travail d'un enseignant de nous renseigner sur des descriptions très médicales ? Est-ce que le rôle des parents est de remplir des autoquestionnaires à la maison ? Je trouve que l'on fausse la relation. D'autre part, toute une série de consultations nous sont demandées par l'école «Il est hyperactif, on ne pourra pas le garder s'il n'est pas sous Ritaline» alors que les parents n'ont rien demandé. Cela arrive de plus en plus souvent. Ce n'est pas la fonction de l'école. Aux Etats-Unis, il y a même des familles qui ont été condamnées parce qu'elles n'avaient pas donné d'amphétamines à leurs enfants.Cela a été considéré comme non-assistance à personne en danger. L'école ne doit pas imposer une consultation aux parents, cela n'a aucun sens.
Mais cela peut expliquer en partie les délais d'attente qui s'allongent pour une consultation en pédopsychiatrie ?
Actuellement, en consultation pour une évaluation des troubles du langage, le planning est complet jusqu'en juin. L'unité de jour, faite pour les enfants à risque autistique ou psychotique, demande quatre mois d'attente. Quatre mois quand l'enfant a 2 ans, c'est dramatique. Les consultations banales sont pleines aussi, les délais très longs. Il faut tout un système pour arriver à garder chaque semaine des créneaux pour les urgences, sinon personne ne serait disponible. C'est paradoxal. Lorsqu'il s'agit de choses graves, comme les abus sexuels par exemple, les parents nous demandent surtout de réduire les symptômes, au risque d'augmenter les prescriptions médicamenteuses. Et, à l'inverse, certains parents viennent nous demander jusqu'à quand ils peuvent prendre le bain avec leur enfant ? Avant 18 mois, jusqu'à 18 mois, après 18 mois ? S'il faut éteindre la lumière, la laisser allumer. Il y a une sorte de psychiatrisation de la vie quotidienne. Comme si les parents ne s'autorisaient plus à penser et à agir par eux-mêmes. Il faudrait des tiers pour tout. Entre les deux, où est véritablement notre travail ?
Vous pensez que certaines demandes ne sont pas justifiées ?
Si quelqu'un est inquiet, il faut lui répondre, mais on n'a pas besoin d'aller jusque chez le psychiatre pour s'entendre dire des choses simples. A notre époque, chaque problème doit avoir son expertise. Il y a l'expert des tocs, du langage, etc. Il faut labelliser les choses. Les parents n'ont plus confiance dans leurs propres réponses. Pour un même problème, ils vont demander quatre ou cinq consultations. L'inconvénient, c'est que les soins ne commencent pas et que les files d'attente s'allongent.
Pourquoi une telle anxiété, les jeunes enfants vont-ils plus mal qu'avant ?
Pas du tout. Ni les adolescents d'ailleurs. Mais les parents leur présentent souvent un monde noir. Ils insistent devant lui sur leur fatigue, leur boulot. S'ils n'en ont plus, c'est embêtant ; s'ils en ont trop, c'est embêtant aussi. Difficile de devenir adulte dans ces conditions. Comment investir l'école si on vous dit : «Si tu n'es pas le premier, tu ne seras rien du tout.» A quoi bon grandir ? Alors que tout peut se renverser. On peut aussi se dire que, vu le taux de chômage, ce ne sont pas les diplômes qui garantissent un emploi, que s'il faut un ou deux ans de plus pour avoir le bac, où est le problème ? Mais dans notre société, l'enfant est rare, chaque famille en a de moins en moins. Il arrive de plus en plus tard. Beaucoup de parents qui ont connu le diagnostic prénatal, l'échographie et nombre d'examens avant la naissance pensent qu'ils ont le droit d'avoir un enfant parfait. Un enfant à qui on demande aussi d'être autonome de plus en plus vite. En caricaturant, cela donne à peu près ceci : l'enfant est en grande section de maternelle, ils parlent de math sup. S'il a le malheur de traîner la patte, il faut un expert. Comment peut-on rendre l'enfant le plus performant possible ? Cela aussi enfle les consultations. Or, on ne peut pas brûler les étapes. Un bébé à qui on n'aura pas laissé le temps de l'être deviendra un enfant vulnérable. Si on n'a pas été un enfant suffisamment longtemps, on sera un adolescent vulnérable. La tendance actuelle est de mettre un maximum d'enfants dès 2 ans à l'école, au lieu des 3 ans habituels. En 2005, on n'a pas assez de lieux de qualité pour accueillir les bébés. Or, la plupart du temps, à 2 ans, les enfants ont besoin d'autre chose que de l'école. Avec tout ceci, on crée les conditions mêmes des troubles des conduites. On aura beau jeu ensuite de dire qu'«ils deviennent délinquants».
Voici un communiqué de presse de l'INSERM en réponse aux nombreuses réactions du rapport publié. Ce rapport, vous pouvez le lire à l'adresse suivante :
Trouble des conduites : mise au point autour d’une Expertise collective
L’expertise collective : une contribution majeure à la réflexion et au débat public
Institué il y a plus de 10 ans par l’Inserm, le processus d’expertise collective a apporté une contribution originale et majeure à la demande sociale d’information et de conseil sur les questions de santé. En répondant à des demandes formulées par des institutions impliquées dans le domaine de la santé,l’Institut prolonge ainsi sa mission de recherche par une activité de diffusion des connaissances sur les implications collectives de la recherche. L’Inserm intervient dans le choix des experts, de la méthodologie de travail, et dans le soutien à l’élaboration d’un rapport, mais pas dans l’orientation des conclusions de ce rapport. En tant que contribution au débat et aux choix de société, on peut mentionner l’une des premières expertises menée en 1997 sur l’amiante, qui a joué un rôle majeur dans la prise en compte des dangers, et dans l’interdiction d’utilisation de l’amiante dans notre pays, ou la récente expertise sur l’obésité, qui insiste sur la dimension sociale, culturelle et économique des réponses à apporter à ce problème majeur de santé. L'expertise collective n’est toutefois qu’un maillon de la chaîne reliant chercheurs, professionnels de terrain, citoyens, et décideurs politiques.
Elle n'a pas pour objectif de faire l'économie d'un débat de professionnels ou de société lorsqu'elle aborde des questions aux résonances sociétales complexes et multiples.
Eviter la confusion entre trouble des conduites et délinquance
L’expertise collective « Trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent » publiée en septembre 2005 a envisagé la question du trouble des conduites dans sa dimension médicale. Le trouble des conduites est défini de manière convergente par les classifications médicales internationales ; il renvoie non pas à la simple turbulence de l’enfant ou à la désobéissance de l’adolescent, mais à des comportements répétés et durables d'opposition, d’agressivité et de transgression des règles, pouvant aboutir à des actes de violence graves. C’est essentiellement la sévérité des symptômes et leur persistance qui conduit à envisager un trouble des conduites.
L'apport majeur de cette expertise est de montrer que, alors qu'il s’exprime sous forme de manifestations qui ont des conséquences au plan social et dont la réalité ne saurait être niée, le trouble des conduites est aussi l'expression de difficultés psychiques importantes des enfants ou adolescents concernés et de leur famille. L'expertise collective montre également que des actions peuvent être initiées pour prévenir de façon efficace l’évolution défavorable du trouble. L'objectif n'étant pas de psychiatriser la turbulence de l’enfant ou la désobéissance de l’adolescent, qui relèvent du développement psychique normal, mais d'éviter que certaines conduites excessives n'évoluent à l'adolescence vers un trouble relevant de la psychiatrie. Une place plus importante aurait pu être accordée à une réflexion sur la définition internationale du trouble des conduites, qui n’est pas, sur le plan de la distinction avec la délinquance, exempte de toute ambiguïté. L’expertise collective indique toutefois clairement l’importance d’éviter toute confusion entre le trouble des conduites, qui est une notion médicale, et la délinquance, qui est une notion juridique.
L’expertise détaille les facteurs environnementaux et familiaux susceptibles de favoriser une évolution vers la pathologie et les méthodes pluridisciplinaires de prise en charge du trouble des conduites qui ont montré leur efficacité préventive dans le contexte social, culturel et politique des pays anglosaxons.
L'efficacité de ces méthodes ne peut être directement extrapolée au contexte français. Il est donc indispensable, en prenant le recul nécessaire par rapport à la définition même du trouble de conduite, d’évaluer ces méthodes dans le contexte français, ainsi que les actions mises en place en France depuis de nombreuses années par les équipes de pédopsychiatrie, en collaboration avec les écoles et les services sociaux.
L’Inserm considère que l’expertise collective, comme la recherche, est une démarche évolutive, qui implique une remise en question permanente. Dans cet esprit, l’Inserm vient de constituer un groupe de réflexion, dont le but est de prendre en compte, en amont, la dimension sociale et culturelle des expertises demandées. En aval, l’objectif est de favoriser, lors de la publication des expertises, le développement d’un débat ouvert, tant avec le public qu’avec les professionnels.
Plan de prévention de la délinquance très précoce !
Appel : "Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans" en réponse à l'expertise INSERM sur le trouble des conduites chez l'enfant. Le gouvernement prépare actuellement un plan de prévention de la délinquance qui prône notamment une détection très précoce des « troubles comportementaux » chez l'enfant, censés annoncer un parcours vers la délinquance. Dans ce contexte la récente expertise de l'INSERM, qui préconise le dépistage du « trouble des conduites » chez l'enfant dès le plus jeune âge, prend un relief tout particulier.
Les professionnels sont invités à repérer des facteurs de risque prénataux et périnataux, génétiques, environnementaux et liés au tempérament et à la personnalité. Pour exemple sont évoqués à propos de jeunes enfants « des traits de caractère tels que la froideur affective, la tendance à la manipulation, le cynisme » et la notion « d'héritabilité (génétique) du trouble des conduites ». Le rapport insiste sur le dépistage à 36 mois des signes suivants : « indocilité, hétéroagressivité, faible contrôle émotionnel, impulsivité, indice de moralité bas », etc. Faudra-t-il aller dénicher à la crèche les voleurs de cubes ou les babilleurs mythomanes ? Devant ces symptômes, les enfants dépistés seraient soumis à une batterie de tests élaborés sur la base des théories de neuropsychologie comportementaliste qui permettent de repérer toute déviance à une norme établie selon les critères de la littérature scientifique anglo-saxonne. Avec une telle approche déterministe et suivant un implacable principe de linéarité, le moindre geste, les premières bêtises d'enfant risquent d'être interprétés comme l'expression d'une personnalité pathologique qu'il conviendrait de neutraliser au plus vite par une série de mesures associant rééducation et psychothérapie. A partir de six ans, l'administration de médicaments, psychostimulants et thymorégulateurs devrait permettre de venir à bout des plus récalcitrants. L'application de ces recommandations n'engendrera-t-elle pas un formatage des comportements des enfants, n'induira-t-elle pas une forme de toxicomanie infantile, sans parler de l'encombrement des structures de soin chargées de traiter toutes les sociopathies ? L'expertise de l'INSERM, en médicalisant à l'extrême des phénomènes d'ordre éducatif, psychologique et social, entretient la confusion entre malaise social et souffrance psychique, voire maladie héréditaire.
En stigmatisant comme pathologique toute manifestation vive d'opposition inhérente au développement psychique de l'enfant, en isolant les symptômes de leur signification dans le parcours de chacun, en les considérant comme facteurs prédictifs de délinquance, l'abord du développement singulier de l'être humain est nié et la pensée soignante robotisée. Au contraire, plutôt que de tenter le dressage ou le rabotage des comportements, il convient de reconnaître la souffrance psychique de certains enfants à travers leur subjectivité naissante et de leur permettre de bénéficier d'une palette thérapeutique la plus variée. Pour autant, tous les enfants n'en relèvent pas et les réponses aux problèmes de comportement se situent bien souvent dans le domaine éducatif, pédagogique ou social.
Cette expertise INSERM intervient précisément au moment où plusieurs rapports sont rendus publics au sujet de la prévention de la délinquance. On y lit notamment des propositions visant à dépister dès les trois premières années de leur vie les enfants dont l'« instabilité émotionnelle (impulsivité, intolérance aux frustrations, non maîtrise de notre langue) (va) engendrer cette violence et venir alimenter les faits de délinquance ». On assiste dès lors, sous couvert de « caution scientifique », à la tentative d'instrumentalisation des pratiques de soins dans le champ pédopsychiatrique à des fins de sécurité et d'ordre public. Le risque de dérive est patent : la détection systématique d'enfants « agités » dans les crèches, les écoles maternelles, au prétexte d'endiguer leur délinquance future, pourrait transformer ces établissements de lieux d'accueil ou d'éducation en lieux de traque aux yeux des parents, mettant en péril leur vocation sociale et le concept-même de prévention.
Professionnels, parents, citoyens, dans le champ de la santé, de l'enfance, de l'éducation, etc. : - Nous nous élevons contre les risques de dérives des pratiques de soins, notamment psychiques, vers des fins normatives et de contrôle social. - Nous refusons la médicalisation ou la psychiatrisation de toute manifestation de mal-être social. - Nous nous engageons à préserver dans nos pratiques professionnelles et sociales la pluralité des approches dans les domaines médical, psychologique, social, éducatif. vis-à-vis des difficultés des enfants en prenant en compte la singularité de chacun au sein de son environnement. - Nous en appelons à un débat démocratique sur la prévention, la protection et les soins prodigués aux enfants, dans un esprit de clarté quant aux fonctions des divers acteurs du champ social (santé, éducation, justice.) et quant aux interrelations entre ces acteurs. Contact : contact@pasde0deconduite.ras.eu.org Signer la pétition http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/index.php?petition=3&signe=oui pétition réalisée avec le logiciel libre phpPetitions
Ayant séjourné du 2 au 13 février à Jérusalem, c’est donc au Proche-Orient que j’ai reçu les informations au sujet de la publication en France des caricatures du Prophète Mahomet. Et, sans aucun doute, ce décentrement m’a amené à une perception de la réalité sensiblement différente de celle qui semble prévaloir en Occident.
Si l’on s’en tient à juger les événements déclenchés par ces dessins, d’abord publiés au Danemark, à travers le prisme de l’idéologie laïque occidentale, on risque fort de ne voir dans ces publications qu’un exercice légitime de la liberté d’expression. En s’enfermant dans cette idéologie, on est incapable de comprendre la lecture que les musulmans font de ces mêmes événements. En démocratie, la liberté d’expression est un droit imprescriptible, mais elle n’est pas un droit absolu. Elle trouve ses limites dans le respect d’autrui. Elle n’est légitime que si elle est conjuguée avec l’intelligence et la responsabilité, deux vertus qui se trouvent également au fondement de la démocratie. Or, dans le cas présent, l’une et l’autre ont fait cruellement défaut. La rhétorique sur la liberté de diffamation qui prétend justifier la publication de ces dessins présente aux musulmans une caricature de la démocratie occidentale. Dès lors, toutes celles et tous ceux qui, au sein du monde musulman, s’efforcent de faire prévaloir les valeurs et les principes de la laïcité démocratique se trouvent placés dans une position intenable.
Quand on considère le déficit de la liberté d’expression dans de nombreuses sociétés – notamment dans des pays dominés par des régimes qui font référence à l’islam -, on mesure mieux la valeur décisive de cette liberté pour construire une démocratie authentique. Ceux qui ont la chance d’en bénéficier ont la responsabilité de ne pas la déconsidérer par des abus déraisonnables. Et cela d’abord par respect pour ces femmes et ces hommes auxquels il est fait violence parce qu’ils ont le courage de prendre le risque de s’exprimer librement pour vivre dans la dignité.
Certes, toute religion doit être soumise à la critique de la raison et, tout particulièrement, sur son rapport à la violence. Comment se fait-il que les religions, qui prétendent exprimer la part spirituelle de l’humanité, aient été au cours de l’histoire, et sont encore aujourd’hui, l’un des vecteurs les plus puissants de la violence ? Cela nevaut pas que pour l’islam, mais cela vaut aussi pour l’islam. Comment ne pas être interpellé par le fait que, tout au longde ces dernières années – pour ne parler que de l’époque récente -, des musulmans, au nom d’une certaine conception de l’islam, ont perpétré en de nombreux pays des actes de violence que la raison ne peut que condamner avec le plus grande vigueur. On aurait aimé que les communautés musulmanes manifestent publiquement pour protester contre les attentats islamistes qui ont provoqué ici et là tant et tant de victimes innocentes au sein des populations civiles. Nous sommes donc non seulement en droit, mais en devoir de susciter un débat sans complaisance avec les musulmans sur le rapport de l’islam à la violence. Mais, pour être fécond, ce questionnement doit avoir lieu dans la plus grande sérénité et cela implique d’abord le plus profond respect des personnes. Ce débat exigeant n’est pas facile, mais l’une des conséquences les plus graves de la publication de ces caricatures, c’est de le rendre plus difficile encore.
Inconscients de leur arrogance, les occidentaux appellent les musulmans à savoir faire preuved’humour face à l’insolence de dessins qui se voudraient humoristiques. Mais l’humour est un bien trop précieux pour être galvaudé. Il se renie lui-même lorsqu’il se transforme en dérision et en stigmatisation. Ces dessins, en réalité, ne présentent qu’une caricature de l’humour.
Point besoin n’était d’être devin pour prévoir que de telles satires ridiculisant le Prophète Mahomet seraient interprétées par les musulmans comme autant d’offenses à leur religion. Pour autant, ces foules de musulmans en colère, instrumentalisées par des groupes ou des régimes politiques, qui profèrent des cris de haine à l’encontre de l’Occident, en allant parfois jusqu’à en appeler au meurtre, donnent assurément une image caricaturale de l’islam.
Le plus dramatique, c’est que ce choc des caricatures nous a fait faire un pas en avant dans la logique détestable du « choc des civilisations ». Les relations entre le monde occidental et le monde musulman comportent un formidable défi. Pour le relever, il importe d’avoir l’audace de défricher le chemin d’un dialogue sans concession qui nous permette d’inventer un avenir commun en découvrant, au-delà des errements du passé, des références éthiques communes.
(*) Porte-parole national du Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN).
Combien de temps les grandes sociétés pilleront-elle le monde et ses richesses communes?
La flambée du prix du pétrole l'an dernier a propulsé le bénéfice du groupe pétrolier Total à un niveau record de 10 milliards d'euros environ, selon les chiffres publiés jeudi par Total. En 2004, le pétrolier français a vu son bénéfice progresser de 23% par rapport à 2003 pour atteindre 9,04 milliards d'euros, soit 11,2 milliards de dollars une fois ajusté en fonction de la variation des taux de changes. Les actionnaires n'ont pas été oubliés, Total a prévu de verser un dividende de 5,40 euros par action au titre de 2004, soit une hausse de 15% sur 2003.
Si c'est un record pour le Français, et même pour l'ensemble des entreprises françaises cotées, ce bénéfice reste éloigné du gigantisme affiché par les géants mondiaux du secteur. L'Américain ExxonMobil remporte le gros lot avec un bénéfice de 25,3 milliards de dollars, devant l'anglo-néerlandais Shell avec 18,5 milliards et le britannique BP avec 16,2 milliards de dollars. "
Il en bafouillait le PDG de Total Thierry Desmarest en annonçant ce résultat.
Comment être actionnaires et vivre sereinement ?
Comment être actionnaires et influer sur la politique des l'entreprises vers d'autres chemins équitables?
Derniers Commentaires